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| 13/09/2016 |
13 septembre 2016
01 juillet 2016
29 juin 2016
La moitié du vignoble touchée par la grêle
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| 29/06/2016 |
Vendredi, la moitié du vignoble de la Côte roannaise a été grêlé. Les viticulteurs les plus touchés vont demander des dérogations à l’État pour pouvoir acheter du raisin localement ou sur d’autres vignobles et compenser les volumes détruits par la grêle.
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| Les frères Pluchot ont traité, mardi matin, les vignes abîmées pour favoriser la cicatrisation. « Il faut sauver ce qui peut l’être et ne pas baisser les bras », témoigne Edgar. Photo Kevin TRIET |
Villemontais, Saint-Alban-les-Eaux, Lentigny et Saint-André-d’Apchon sont les communes principalement touchées par l’épisode de grêle de vendredi soir. Si le phénomène n’a duré qu’une dizaine de minutes, les dégâts sont considérables puisque la moitié du vignoble est touchée. Les plus impactés sont le Retour aux sources des frères Pluchot, à Saint-Alban, dont 70 % à 80 % de la récolte future seraient détruits ; le Domaine de la Rochette, à Villemontais (50 %) ; le Domaine des Pothiers (50 %) ; Vincent Giraudon ; Claudy Néron (L’Eden du Muid) ; le Domaine Vial…
Acheter du raisin ailleurs
Certains sont assurés comme le Domaine de la Rochette. « Mais ça ne remplace pas les volumes perdus », souligne Pascal Néron, qui précise que des démarches sont entreprises pour « pouvoir acheter de la vendange localement ou ailleurs », ce qui est interdit quand on n’est pas négociant. Il faudra, pour cela, obtenir des dérogations auprès des services des Douanes. Sur la Côte roannaise, ce sera probablement difficile de trouver le raisin nécessaire et les vignerons qui en ont besoin devraient s’orienter vers d’autres vignobles. Edgar Pluchot, du Retour aux sources, indique qu’il pourrait se tourner vers celui de Saint-Pourçain-sur-Sioule. Le vin serait alors vendu sous l’appellation Vin de France. C’est un besoin quasi vital pour cette exploitation qui n’était pas assurée et dont les deux prochaines récoltes seront affectées. Elle ne peut se permettre, l’an prochain, de n’avoir que 10 000 bouteilles à vendre « alors qu’on a largement le potentiel pour en vendre 40 000 ». Pour faire face aux problèmes de trésorerie, il réfléchit avec son frère Marc-Antoine à la possibilité de faire entrer des personnes au capital de la société pour avoir des fonds. Car si le chiffre d’affaires a été triplé en 7 ans, la société est encore très endettée, en raison des investissements. Roannais agglomération va étudier les aides possibles qui pourraient être apportées et appuiera les demandes des vignerons auprès des banques pour « un report des dettes et auprès de la MSA un gel des cotisations », explique l’élu Pierre Devedeux. Malgré les dégâts causés par la grêle, ils ne pourront faire l’objet d’une déclaration de catastrophe naturelle, « car la grêle est quelque chose qui s’assure, explique le sous-préfet Christian Abrard. Ou il faudrait que les ceps aient été touchés et que les productions des années futures soient compromises… »
Pour limiter les dégâts, les vignerons traitent les vignes grêlées pour cicatriser les plaies. Certains utilisent du cuivre, d’autres des tisanes de valériane et d’arnica, comme Romain Paire, en agriculture biodynamique. Mais le vent et le temps sec des derniers jours font également du bien.
Kévin Triet.
Les maraîchers ont aussi souffert
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| 29/06/2016 |
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| Maraîcher à Ouches, Julien Buffard a subi beaucoup de pertes. Photo Kevin TRIET |
La grêle a fait aussi d’importants dégâts chez les maraîchers. À la ferme des Millets à Ouches, les deux maraîchers installés depuis mars dans l’espace test ont perdu tout ce qui n’était pas sous serre : courgettes, carottes, pommes de terre, oignons, courges, choux… « Le problème, c’est qu’on a les légumes de saison qui sont touchés, mais aussi ceux d’hiver », indique Julien Buffard, qui a replanté dans l’urgence ce week-end. Son collègue Adrien Maréchal a transformé les légumes abîmés dans l’urgence en bocaux et conserves. Malgré ce coup dur, il a été décidé de maintenir l’inauguration du point de vente à la ferme prévu dimanche de 17 à 21 heures, « avec un appel aux soutiens ». Sur la ferme, les serres ont aussi été endommagées. À Chérier, Lilian Marconnet a également eu de grosses pertes sur ses récoltes maraîchères mais aussi de fruits rouges : 80 kg de fraises et il espérait récolter dans les semaines à venir 200 kg de framboises. « Quand on voit les heures de boulot que ça représente, effacées en dix minutes… »
Kévin Triet.
Kévin Triet.
23 juin 2016
L’agriculture biologique se développe et cultive sa différence
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| 23/06/2016 |
Le bio séduit de plus en plus d’agriculteurs dans le Roannais. Après le printemps bio qui vient de s’achever, rencontre avec quelques spécialistes locaux.
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| La place du Marché compte une dizaine de producteurs bios dont les produits font fureurs auprès des consommateurs. Photo Jérôme DELABY |
« C’est une agriculture qui bouge dans le Roannais », assure Isabelle Janin. Cette éleveuse de vaches latentes, de limousines et d’ovins basée à Fourneaux, travaille en bio depuis 25 ans. En compagnie de Samantha Le Floch, agricultrice bio à Les Noës, spécialisée dans l’élevage ovin et caprin depuis 10 ans, elle copréside l’association Vivre Bio en Roannais.
Forte de 150 adhérents, composée d’un tiers d’agriculteurs et de deux tiers de consommateurs, l’association, en lien avec l'Ardab (Association Rhône-Loire pour le développement de l’agriculture biologique), a pour objectifs de développer l’agriculture bio sur le territoire et d’apporter un dynamisme de changements de consommation alimentaire.
" Une très forte progression du bio "
« Il y a une très forte progression du bio, avec beaucoup de petits agriculteurs », reprend Isabelle Janin. En 2012, 1,8 % de la surface agricole était dédiée à l’agriculture biologique, pour une quarantaine d’agriculteurs. Aujourd’hui, la surface est passée à 3,8 % pour environ 80 agriculteurs, selon les chiffres de l’Ardab. Toujours en 2012, il n’y avait que 5 maraîchers bios. Aujourd’hui, on en compte 15 sur l’arrondissement de Roanne. Sur la place du Marché, ils sont une dizaine tous les vendredis matin, à vendre leurs produits bios comme des petits pains.
Pain, viande, fromage, légumes...
Justement, du pain bio, il y en a, entre autres. Tout comme de la viande, du fromage, du lait, des légumes, des plantes aromatiques, de la charcuterie ou des huiles végétales. Parmi ces agriculteurs locaux, certains ont reconverti leur ferme en bio, ou sont en phase de reconversion. « Par convictions », disent-ils.
Environ 80 producteurs qui souhaitent convertir leur exploitation en bio
Un cheval de bataille de Vivre Bio en Roannais : « Entre le Rhône et la Loire, environ 80 producteurs sont en diagnostic avec la chambre d’Agriculture pour convertir leur exploitation en bio. Le Roannais est un territoire d’élevage, et les producteurs, qu’ils soient de côte roannaise, de viande, de lait ou maraîchers, sont prêts à se convertir. »
Des freins à l’installation de jeunes agriculteurs bio subsistent néanmoins. « Malgré la présence du lycée agricole Chervé ou de la MFR (Maison familiale rurale, N.D.L.R.) dans le Roannais, la formation en bio n’est pas assez poussée à mon sens. Et puis, évidemment, le foncier n’incite pas les jeunes à s’installer. »
Jérôme Delaby.
La conversion en bio, « une question de volonté »
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| 23/06/2016 |
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| Sébastien Chaize a démarré sa conversion bio il y a un peu plus d’un an. Photo J.D. |
« Quand je me suis installé, en 1997, il ne fallait pas me parler de bio ! » Sébastien Chaize a bien changé en vingt ans. Après ses études au lycée agricole Chervé à Perreux, l’agriculteur originaire de Parigny s’installe à Sail-les-Bains où il devient producteur de fromage de chèvres. Il possède 350 bêtes aujourd’hui. « On vend 10 % de nos fromages sur le marché de Roanne, 30 % à des affineurs Charolais AOP, et 60 % à des crémiers. Sur toute la France et un peu à l’étranger. Mais pas de grandes surfaces », insiste-t-il. Toute la transformation se fait dans sa ferme, Le Colombier.
« Ce qui a changé, c’est ma vision des choses »
Le déclic va se faire après un grave accident de la route survenu en 2006. Immobilisé pendant deux ans, Sébastien cogite : « J’ai eu le temps de réfléchir à ma vie personnelle et professionnelle. Ce qui a changé, c’est ma vision des choses. » Quelques années plus tard, après avoir établi un diagnostic avec la chambre d’Agriculture et l’Ardab, soutenu par sa femme Nathalie, il se lance dans l’aventure biologique. « Je me suis rendu compte que les produits et les engrais que j’utilisais n’apportaient finalement pas grand-chose. On se rapprochait du bio depuis plusieurs années. Ça s’est fait par étapes. On s’est dit c’est le moment. » Depuis un an et demi, les bêtes sont nourries en herbe et céréales bio. En plus de ses 40 hectares de terrains en conversion, Sébastien a récupéré il y a peu 40 hectares supplémentaires déjà convertis bio. Une aubaine. Ses porcs gascons, qu’il transforme sur place en charcuterie, devraient obtenir le label sans soucis d’ici un an. « Potentiellement, il faut deux ans pour passer en bio. » Reste à convertir ses fromages. « C’est plus compliqué pour les chèvres car le cahier des charges est très précis, notamment pour les pâturages. On verra d’ici novembre ou décembre s’il est possible de les faire convertir. »
« J’ai voulu sortir du rang traditionnel »
Heureux dans cette transition, Sébastien ne regrette pas son choix, malgré les difficultés : « J’ai voulu sortir du rang traditionnel. Ici, ce n’est pas très bien vu. On ne parlait pas du bio en formation ou entre professionnels, par rapport à aujourd’hui. » Ce sont ses convictions personnelles qui l’ont poussé à franchir le pas : « Je fais ça pour moi avant tout. Je n’ai pas eu à augmenter mes prix, mais économiquement, on n’a pas le droit à l’erreur. »
Pour Sébastien Chaize, déterminé à aller au bout de sa conversion, le passage au bio, « c’est une question de volonté ».
J.D.
Sensibiliser au bio
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| 23/06/2016 |
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| Isabelle Janin et Samantha Le Floch, co-présidentes de Vivre Bio en Roannais. Photo J. D. |
Le bio accessible pour tous
« Le bio, ce n’est pas que pour les bobos ! » En reprenant cette phrase prononcée par le Président de la République lors de l’inauguration des nouvelles Halles du marché de Rungis, en mai dernier, Isabelle Janin espère bousculer les habitudes alimentaires des personnes en condition de précarité : « Les aliments à bas prix sont très mauvais pour la santé. Ce sont souvent les personnes en difficulté budgétaire qui les consomment. On aimerait que ces gens s’approprient une autre alimentation. »
Vivre Bio en Roannais mène des actions de sensibilisation et d’apprentissage autour de l’agriculture biologique avec les CCAS (centre communal d’action sociale) et les MJC (Maison des jeunes et de la culture). « Il y a de nombreux projets de recherche sur la qualité alimentaire dans le Roannais. » Samantha Le Floch a, elle aussi, quelques pistes de valorisation : « Nous avions travaillé dur pour essayer d’intégrer le bio dans la restauration collective. Nous avions un petit peu relâché l’idée ces dernières années. Il faudrait inciter à redévelopper le projet. Ainsi, nous pourrions redistribuer du bio au niveau local. »
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PRATIQUE Les principaux commerces bio à Roanne : La P’tite Maison du Bio ; La Vie en Herbes ; Nature et Vie. À Mably et au Coteau : La Vie Claire. À Renaison : Pré d’Ici.
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Permaculture bio : « une autre façon de produire »
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| 23/06/2016 |
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| Corine Duperron, agricultrice à Belmont de la Loire Photo Stéphane Domur |
Corinne Duperron, agricultrice spécialisée dans les volailles à Belmont-de-la-Loire, est rattachée à l’association Vivre bio en Roannais et la Maison de la Semence de la Loire. Elle utilise dans sa ferme des semences anciennes potagères pour sa propre consommation. Depuis janvier, elle encadre des ateliers de plantation au sein des jardins partagés, notamment celui initié par le centre social Marceau, “Aux Trois Cabanes”, dans le quartier Mulsant à Roanne. « L’idée est de tendre vers un jardin sans labour, bio et respectueux de l’environnement. L’objectif second est de produire collectivement des semences en protégeant la biodiversité et ainsi accéder à une autonomie alimentaire en retrouvant la diversité de goût et de vraies qualités nutritives. Ce jardin est né de la volonté de créer un collectif d’habitants-jardiniers soucieux de partager et d’échanger leurs connaissances de façon conviviale, citoyenne et dans un esprit écoresponsable. Je leur apporte quelques clés pour que ce jardin colle au mieux à l’esprit permaculturel, en les sensibilisant sur l’importance du choix de la semence et sur d’autres façons de produire ses propres légumes et fruits de saison. Je m’appuie sur la grainothèque située au local “Entrepote”, rue de Clermont. J’apprends le choix des graines, d’autres façons de produire ses propres légumes et fruits de saison. L’objectif final étant l’autonomie totale de ces jardins entretenus par les habitants. »
La permaculture est une démarche qui prend peu à peu sa place dans le paysage agricole français, par les amateurs comme les professionnels. Le principe s’inspire de l’écologie naturelle, pour garantir une agriculture prenant en considération la biodiversité de chaque écosystème. Elle ambitionne une production agricole durable et très économe en énergie.
Stéphane Domur.
18 juin 2016
Graine de communicants à l’IUT de Roanne
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| Samedi 18 juin 2016 |
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| Vivre Bio en Roannais (Bernard Crouzier, Irène Jonard, Colette Roussel) et les étudiants, (Leny, Yasmina, Lucas, Mathilde et Cassandra). © GREGOIRE Philippe |
La 12e cérémonie des Spots d'or de l'IUT de Roanne a consacré les étudiants de 1ère année techniques et commercialisation. Vivre bio en roannais a fait un carton.
« La particularité de l'IUT est d'entretenir un lien étroit avec le monde économique, associatif et institutionnel », a déclaré le directeur de l'IUT de Roanne, Nabih Nejjar, en ouverture de la cérémonie. Jeudi dernier, au cinéma du Grand Palais, les 106 étudiants ont montré leurs plans de communication sur les trois supports imposés : affiche, vidéo et audio.
Le jury, les partenaires, les étudiants et les commanditaires (16 au total) ont applaudi les projections des travaux avant de connaître le verdict final. L'association Vivre bio en roannais a été placée en tête de liste grâce à l'équipe des cinq étudiants qui ont travaillé toute l'année. En raflant les prix du meilleur slogan (« C'est quand on est jeune, qu'on est bio »), de la meilleure affiche, de la meilleure vidéo, du meilleur plan de communication et de la meilleure actrice (Mathilde Jeandaine), l'association Vivre bio en Roannais s'est réjouie d'avoir fait confiance à cette équipe. « Et dire que nous avons rencontré Mathilde dans un covoiturage en provenance de Paris, s'est souvenu Colette Roussel, secrétaire de l'association, et que nous avons été conviés à la première réunion au Mac Do… Pour nous, les spécialistes du bio, cela avait mal démarré ! Notre commande a été orientée vers l'humour et le résultat est très sympa ». Un rap sur les produits bio a été proposé par l'équipe, il fallait oser. « C'est parti d'une blague de Mathilde qui a improvisé un petit rap », a expliqué Lucas. Le tour était joué et bien joué.
è Palmarès. Les autres lauréats de la soirée : Coup de C'ur Ophélie et Catherine (attribué par l'équipe pédagogique de l'IUT de Roanne) : Les chapeaux Traclet. Meilleur concept : Achetez en roannais. Meilleur spot radio : Achetez en roannais. Meilleur acteur : Baptiste Sanchou. Prix du public : Couleurs sports et montagne
31 mars 2016
L’IUT de Roanne remporte deux prix au concours
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| Jeudi 31 mars 2016 |
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| Onze étudiants de Tech de Co et deux enseignants avaient fait le déplacement. © Roanne Agence de |
Aux 18 e Europubliciades, concours européen de création publicitaire universitaire, à Châtellerault (Vienne), l'IUT de Roanne, représenté par 11 étudiants Tech de Co et deux enseignants, a remporté deux prix.
Dix-sept IUT étaient en compétition dans ce rendez-vous organisé en alternance entre les IUT de Roanne, Châtellerault et Montpellier. Pour ce concours, les étudiants ont dû proposer une publicité et un slogan original. « À Roanne, par groupes de 5 ou 6, ils réalisent dans le cadre du projet tuteuré Spots d'Or un plan de communication qui se finalise par la présélection d'une affiche ou d'un spot vidéo participant au concours des Europubliciades », expliquent Hervé Daval et Éric Carjot, enseignants en marketing et audiovisuel à l'IUT de Roanne. 31 affiches et 27 spots ont été examinés, ce jeudi à Châtellerault, par le jury qui a décerné 12 prix.
L'IUT de Roanne s'est distingué par deux fois avec le prix du meilleur slogan pour l'affiche « Amour et Chocolat » avec comme slogan « Avec nos plats salés, vos papilles envoûtées ». Quelques minutes plus tard, le meilleur concept d'affiche venait ajouter un second titre aux Roannais grâce à l'affiche pour l'association Vivre bio en Roannais.
23 mars 2016
« Cultiver sans jamais labourer, c’est possible ! »
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| 23/03/2016 |
Une soixantaine d’agriculteurs du Roannais se sont réunis autour de Frédéric Thomas, l’un des fondateurs de l’agriculture de conservation, pour réfléchir à la manière de produire autrement.
L’agriculture de conservation est une pratique innovante qui consiste à ne plus labourer les sols, mais à faire travailler les plantes. Les sols ne doivent jamais être nus et sont couverts de végétaux.
Ainsi, la vie biologique n’est plus perturbée. « Notre challenge, c’est faire sans le chimique », insiste Frédéric Thomas, l’un des fondateurs de l’agriculture de conservation. À l’initiative de Vivéa (Fonds de formation pour les entrepreneurs du vivant), avec la collaboration de la fédération des Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole), Vivre bio en Roannais et de l’Ardab (Association Rhône-Loire pour le développement de l’agriculture biologique), les agriculteurs ont visité, en fin de semaine dernière à Boyer, les parcelles d’Hervé Ricca. Ce dernier cultive, sans labourer, deux de ses six hectares de cultures et pense passer entièrement au sans labour cette année. « Depuis deux ans, je sème en juillet de la moutarde, des radis fourragers et vesces, explique Hervé Ricca, le sol doit toujours être couvert de végétaux. En octobre, j’implante dans cette masse végétale du mélange de blé et de pois, ainsi que du blé mutique du Brionnais à l’aide d’un semoir. » À tarifs presque équivalents, les résultats sont déjà présents. « J’ai gagné en fertilité », témoigne-t-il.
Frédéric Thomas précise : « Ce n’est pas de l’économie immédiate mais on crée un capital de fertilisation. On active une vie biologique énorme. Les sols sont bien plus équilibrés. C’est un travail sur du long terme. » Avec cette technique, les sols sont plus dynamiques, plus besoin de jachère, plus de pesticides, le sol se nourrit de manière autonome.
L’agriculteur conclut :
« Cultiver sans jamais labourer, c’est possible ! La seule intervention humaine, c’est de semer. »
Hervé Ricca, cultivateur.
« Cultiver sans jamais labourer, c’est possible ! La seule intervention humaine, c’est de semer. »
Hervé Ricca, cultivateur.
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INFOS Plus de renseignements sur le site Internet : http://agriculture-de-conservation.com
17 mars 2016
Une soirée organisée pour débattre du devenir de l’agriculture
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| Jeudi 17 mars 2016 |
Mardi 15 mars en soirée, différents acteurs de la filière agricole et des consommateurs concernés se sont réunis aux « Dézingués », place du marché, pour échanger leurs idées.
Une initiative intéressante que celle lancée conjointement par « Vivre Bio en Roannais », Forum Mirose, le lycée agricole de Chervé et le bar « Les Dézingués ». Partie du thème initial du débat, « Alimentation et agriculture, un atout pour le Roannais », la quarantaine de participants a vite orienté la question sur « Quel agriculture voulons-nous ? ».
« C'est une révolution ! »
Il faut dire que Kamel Ouazani, patron de Forum Mirose, avait introduit la soirée de façon très militante : « Nous sommes tous ici contre Monsanto, la malbouffe et les expulsions de paysans. Nous voulons sortir du papier mâché intellectuel qu'on nous sert. »
Isabelle Janin, cofondatrice de « Vivre bio en Roannais » a affirmé au public que « l'agriculture bio ça marche ; de plus en plus de paysans sont en conversion. On parle beaucoup de la crise, en ce moment, peut-être est-ce une solution ? » Mais, rançon du succès, Isabelle Janin est obligé de constater que le nombre de conversions fait que les aides à l'agriculture bio n'augmentent pas. Pire, les agriculteurs bio installés depuis 10 ans n'ont plus d'aides du tout.
Kamel Ouazani a repris la parole pour expliquer que ce qui était en train de se passer était « une révolution, car dès que l'on sort du système établi, que l'on est plus des moutons, que l'on choisit son mode de consommation, c'est une révolution. Les premiers agriculteurs bio ont essuyé les plâtres, mais ils nous ont montrés comment nous avions été dépossédés de notre alimentation. Nous sommes heureusement à l'orée d'une nouvelle société.
Ces propos ont été tempérés par un intervenant, agriculteur conventionnel, qui a apostrophé les enseignants de Chervé en leur expliquant qu'il fallait arrêter de « dispenser des cours comme il y a 20 ou 30 ans. On peut vivre avec 50 hectares au lieu de 400. Quand je vois les emprunts que les gamins se mettent sur le dos, je me dis qu'ils vont au suicide ! »
Christophe Miolan a répondu que « ça changeait », mais qu'il n'était pas simple de faire évoluer les mentalités. En premier lieu, celles de la profession,à savoir notamment les chambres d'agriculture. »
Christian Verdet.


























