07 février 2018

Projection du film " L’intelligence des arbres "

Jeudi 1er Mars 2018 à 20h00

Cinéma 
Espace Renoir
Roanne

Vivre Bio en Roannais sera heureux de vous convier à un débat autour d'un pot avec la présence d'Anne-Rose Clémençon, le coeur des arbres...


15 janvier 2018

Assemblée Générale Vivre Bio en Roannais...

Notre assemblée s'est tenue ce jour, le 15 janvier 2018, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. C'est un moment important pour notre association qui nous a permis de faire le point sur toutes les activités déployées tout au long de l'année 2017. Nous pouvons être fiers des engagements de nos adhérents actifs et nous tenons à les en remercier.

12 février 2017

« Il manquait un maraîcher qui propose des produits bio »

12/02/2017
Une maraîchère bio va s’installer prochainement à Neulise. Son but ? Développer les circuits courts et fournir la restauration scolaire.

Aude-Marie Moyne, responsable de l’entreprise Les légumes de Neulise.  Photo Bernard GUILLERMIN

Aude-Marie, quel est votre parcours ?

« J’ai passé un Bac en économie et un BTS ACSE (Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole), spécialisation vaches laitières, suivi d’une licence Pro éco marketing, complété par une formation PPAM (Plantes à parfums aromatiques et médicinales). Puis, pour me former à la vie professionnelle, j’ai réalisé un stage en apiculture, dans un magasin bio et un en maraîchage, ce qui m’a permis de me diriger vers le maraîchage biologique. »

Vous allez donc vous installer en maraîchage ?

« Oui, à 39 ans, je m’installe à Neulise, au lieu-dit Rochefort, en spécialisation maraîchage biologique, sur un terrain de 5 hectares sur lequel un bâtiment de 200 m² va sortir de terre, en juillet 2017, s’il n’y a pas de retard. »

À quoi est due votre installation ?

« Cette installation est due au constat et à des études réalisées par l’association Vivre bio en Roannais, d’un manque légumier qui propose des produits bio dans le Roannais, pour fournir la restauration collective scolaire dans le cadre d’un développement des circuits courts. »

Allez-vous travailler seule ?

« Oui, je vais travailler seule, mon exploitation sera répartie en un hectare de cultures avec une serre de 1 000 m² et un hectare d’engrais vert pour la rotation, les trois hectares restants vont servir pour du foin. Les légumes cultivés ne seront uniquement que des produits d’hiver (carottes, poireaux, courges, choux…). Je compte dans l’avenir, éventuellement, mettre en place un système panier commande par Internet. J’aimerais remercier la communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône (CoPLER) qui a joué un rôle central dans mon projet, qui a commencé à se mettre en place en 2013. »
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Contact Tél. O6.69.07.01.10.
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23 janvier 2017

Vivre bio en Roannais : « Nous voulons continuer à tirer le bio vers le haut »

23 janvier 2017
Ce lundi soir, l’association Vivre bio en Roannais se réunit pour son assemblée générale, ouverte à tous. L’occasion d’ouvrir les débats et de redéfinir les objectifs de l’association.
Un tiers des adhérents de l’association sont des agriculteurs. Certains sont présents sur le marché de Roanne chaque vendredi. Photo Adèle BINAISSE
L’association, riche d’environ 150 adhérents, promeut une agriculture biologique et éthique, proche du territoire et de ses consommateurs.

Parmi ses nombreuses actions, on peut citer l’organisation des Estivales bio, les diagnostics de ferme pour des agriculteurs qui veulent changer de système, ou encore le travail avec des chercheurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).

Pour une agriculture locale qui créée du lien social


Pour la co-présidente, Isabelle Janin, il est très important de continuer le débat : « Nous voulons continuer à tirer le bio vers le haut.

Cette agriculture est en train de changer d’échelle, avec une hausse du nombre de consommateurs et de producteurs. Les gens se demandent vers quel bio on va… Nous sommes déçus de voir que la Région s’écarte de tout ce que l’on a apporté et baisse les subventions (1). Nous, ce qu’on veut, c’est une agriculture qui fait vivre les gens d’ici, qui apporte du lien social », explique-t-elle.

Ce soir, la question de la pérennité du bio de qualité va se poser. « Certaines chartes qui vont plus loin que celle de l’AB, comme Nature et Progrès, Bio Cohérence, Demeter… Nous voulons aussi réfléchir sur la possibilité de territorialiser le bio du Roannais. Et surtout, nous voulons faire du bio haut de gamme, mais accessible à tous ». Vivre bio en Roannais se rend dans les écoles, dans les CCAS (Centre communal d’action sociale), pour montrer qu’on peut manger bien pour pas trop cher, pour expliquer le circuit de l’aliment jusqu’à nos assiettes.

Dans la continuité des autres années, de nouveaux rendez-vous citoyens, et beaucoup d’échanges, sont au programme en 2017.
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Infos Assemblée générale ce lundi soir à la salle du Diapason, boulevard de Thiers, à partir de 19 heures. Seuls les adhérents peuvent voter.
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(1) Les subventions allouées à la Fédération régionale d’agriculture biologique (Frab) par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sont passées de 720 000 à 220 000 euros de subventions par an cette année.
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Adèle Binaisse.

21 octobre 2016

Ferme des Millets : quatre jeunes produisent bio sur le lieu test agricole

21/10/2016
À l’initiative d’une démarche du Pays Roannais en Rhône-Alpes, et celle de Roannais Agglomération, un « lieu test agricole » d’une superficie de 13 ha, la ferme des Millets, accueille pour trois ans quatre entrepreneurs à l’essai, qui ont pour objectif de créer leur propre entreprise au terme de ces trois ans. Le dispositif d’accompagnement de ces jeunes a pris la forme d’une association, Etamine. Après quelques mois d’activités, rencontre avec les maraîchers, Adrien Maréchal et Julien Buffard, et les agricultrices-éleveuses Gwendoline Vidal et Aurélie Lechère.

Adrien, Julien, Gwendoline et Aurélie, entrepreneurs « bio » à la ferme des Millets, sont présents sur les marchés. Photo Jeanine FOURNIER

Julien, cet essai à l’espace test agricole des Millets te paraît-il convaincant ?

« Complètement, cette mise à disposition des terres permet de me mettre en situation réelle. Ma mission est la production de légumes de saison tout en respectant le cahier des charges de l’agriculture « bio », et de commencer à se faire une clientèle avec les marchés. Je vends mes produits tous les dimanches au bourg de Ouches, de 8 à 12 heures, à Amplepuis les mardis de 8 à 12 heures et à la ferme des Millets les vendredis de 17 à 19 heures. Malgré les intempéries du printemps (pluie, grêle) et la sécheresse cet été, la production correspond à nos attentes et l’on est satisfait. »

Pratiquer une agriculture durable, 
basée sur l’agro-écologie

Adrien, en quoi tes activités de maraîcher sont-elles complémentaires de celles de Julien ?

« La production comprend une trentaine de légumes et de fruits différents à ce jour. Nous disposons chacun de deux serres (500 m² ). Une réserve d’eau de 3 000 m³ est remplie en hiver par les eaux de pluie et lorsque la réserve ne suffit pas, un puits artésien dont le forage a été réalisé par Roannais Agglomération prend le relais. Sur commandes, j’effectue la préparation de paniers hebdomadaires sur deux lieux de distribution les jeudis à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire « la Cure » à 17 heures, et les vendredis à la ferme des Millets de 17 h 30 à 18 h 30. Cet espace-test me permet de découvrir le métier, de me perfectionner, et de pouvoir développer petit à petit plusieurs réseaux, clientèle, confrères maraîchers, etc. Tout cela dans des conditions qui, à la ferme des Millets, satisfont mon souhait de pratiquer une agriculture durable, basée sur l’agro-écologie. »

Gwendoline et Aurélie, vous vous êtes associées pour l’élevage d’ovins et volailles ?

« Suite à une formation agricole qui a abouti au BPREA (brevet responsable d’exploitation agricole), nous nous sommes lancées en contrat Cape (contrat d’appui au projet d’entreprise) pour élever des brebis laitières (50), des poulets de chair (200), des poules pondeuses (20) et des cochons (2). On transforme le lait de brebis en fromages (tomme, pâte molle, petits frais affinés), yaourts. Tous les vendredis à la ferme, nos produits sont proposés à la vente de 17 à 19 heures. »

17 septembre 2016

La transition écologique à l’honneur des Estivales Bio

Samedi 17 septembre 2016
Un marché de producteurs bio sera, entre autres, proposé au public des Estivales Bio. © Photo d’illustration
La journée de dimanche sera consacrée à la défense des initiatives en matière de transition écologique, comme l’ont souhaité les organisateurs des Estivales Bio.
Voilà plusieurs années déjà que l'association Vivre bio en Roannais organise les Estivales Bio. D'abord dans des fermes, puis au port de Roanne en 2015, et cette année au Grand Couvert de Saint-Hilaire-sous-Charlieu. Dans ce haut lieu du patrimoine du pays de Charlieu, choisi en raison des Journées du patrimoine qui ont lieu également ce week-end, conférences, ateliers et rencontres sont programmés (lire par ailleurs).

Les thématiques évoquées dans le film Demain
L'événement, à l'origine dédié principalement à l'alimentation et à l'agriculture, va s'ouvrir cette année à d'autres sujets sociétaux. « Nous avons choisi de reprendre les grandes thématiques du film Demain (*), détaille Bernadette Ricca, l'une des organisatrices des Estivales Bio. C'est un documentaire engagé qui a été largement diffusé sur le territoire de Charlieu - Belmont à l'initiative de la communauté de communes. »

En reprenant la trame du long-métrage, Vivre bio en Roannais veut démontrer qu'à l'échelle locale aussi on peut « faire évoluer les choses » en matière d'alimentation, d'éducation, d'agriculture, d'économie, etc. Une carte du Roannais sera ainsi exposée et listera les initiatives que les collectivités (agglomération et communautés de communes) ont été invitées au préalable à relever.

Montrer qu'à l'échelle locale aussi on peut « faire évoluer les choses »
« Il existe d'autres manières de consommer. Ça bouge vraiment du côté de Roanne et de Charlieu. Il y a des gens qui ont des idées, il faut le faire savoir », poursuit celle qui défend, au quotidien, sa conception du métier d'agricultrice (lire par ailleurs). Une idéologie à découvrir ce dimanche au Grand Couvert.

(*) Demain est un film documentaire sorti en décembre 2015 qui évoque des initiatives, prises dans dix pays, visant à chercher des solutions pour résoudre les crises écologiques, économiques et sociales que traverse le monde.

Tout le programme des estivales bio du dimanche 18 septembre

À Nandax. Visite de ferme. De 10 heures à 11 heures. Au Panier du jardinier.

À Boyer. Visite de ferme. De 14h30 à 15h30. À la ferme du Marpin.

À Saint-Hilaire-sous-Charlieu (au grand couvert). 
Conférences. 
À 10 heures. Éthique en entreprise : table ronde avec Éric Boël (Les Tissages de Charlieu) et Jean-Pierre Vignon (produits à base d’essences naturelles et d’huiles essentielles bio, Neulise).
À 11 heures. Des hommes et des bêtes : présentation du livre Le Yin et le Yang (éd. du Miroir), rencontre avec les auteurs et éditeurs, table ronde avec Jocelyne Porcher et des acteurs locaux.
À 14 heures. La monnaie locale, avec Marie Fare.
À 15 heures. L’herboristerie, avec Christian Jumel et Sylvie Mouton.
À 16 heures. La qualité alimentaire, un bien commun dans le Roannais : avec Pierre-Antoine Landel et Claude Janin.
À 17 heures. Cultivons nos semences libres (grainothèque locale), avec Corinne Duperron.

Interventions. À 11 heures et 14 heures. René Valorge, président de la communauté de communes de Charlieu - Belmont, et sa vice-présidente Isabelle Dugelet, maire de La Gresle, évoqueront les initiatives sur leur territoire, dont la démarche « Zéro phyto » pour la diminution de l’usage de pesticides dans les espaces verts.

Animations. De 9 à 19 heures. Stands, buvette, marché de producteurs bio (viande, légumes, miel, escargots, fromages, frites, crêpes, etc).

Ateliers. De 9 heures à 19 heures. Carte des initiatives du Roannais pour la transition, les étapes du passage en bio pour les agriculteurs, puériculture, éducation (Montessori), communication non violente, etc.


Concert. À 18 heures. Avec le groupe Andco (chansons françaises, style reggae acoustique).

Laurie Lyothier.

29 juin 2016

Les maraîchers ont aussi souffert

29/06/2016
Maraîcher à Ouches, Julien Buffard a subi beaucoup de pertes. Photo Kevin TRIET
La grêle a fait aussi d’importants dégâts chez les maraîchers. À la ferme des Millets à Ouches, les deux maraîchers installés depuis mars dans l’espace test ont perdu tout ce qui n’était pas sous serre : courgettes, carottes, pommes de terre, oignons, courges, choux… « Le problème, c’est qu’on a les légumes de saison qui sont touchés, mais aussi ceux d’hiver », indique Julien Buffard, qui a replanté dans l’urgence ce week-end. Son collègue Adrien Maréchal a transformé les légumes abîmés dans l’urgence en bocaux et conserves. Malgré ce coup dur, il a été décidé de maintenir l’inauguration du point de vente à la ferme prévu dimanche de 17 à 21 heures, « avec un appel aux soutiens ». Sur la ferme, les serres ont aussi été endommagées. À Chérier, Lilian Marconnet a également eu de grosses pertes sur ses récoltes maraîchères mais aussi de fruits rouges : 80 kg de fraises et il espérait récolter dans les semaines à venir 200 kg de framboises. « Quand on voit les heures de boulot que ça représente, effacées en dix minutes… »

Kévin Triet.

23 juin 2016

L’agriculture biologique se développe et cultive sa différence

23/06/2016

Le bio séduit de plus en plus d’agriculteurs dans le Roannais. Après le printemps bio qui vient de s’achever, rencontre avec quelques spécialistes locaux.

La place du Marché compte une dizaine de producteurs bios dont les produits font fureurs auprès des consommateurs. Photo Jérôme DELABY
« C’est une agriculture qui bouge dans le Roannais », assure Isabelle Janin. Cette éleveuse de vaches latentes, de limousines et d’ovins basée à Fourneaux, travaille en bio depuis 25 ans. En compagnie de Samantha Le Floch, agricultrice bio à Les Noës, spécialisée dans l’élevage ovin et caprin depuis 10 ans, elle copréside l’association Vivre Bio en Roannais.

Forte de 150 adhérents, composée d’un tiers d’agriculteurs et de deux tiers de consommateurs, l’association, en lien avec l'Ardab (Association Rhône-Loire pour le développement de l’agriculture biologique), a pour objectifs de développer l’agriculture bio sur le territoire et d’apporter un dynamisme de changements de consommation alimentaire.

" Une très forte progression du bio "

« Il y a une très forte progression du bio, avec beaucoup de petits agriculteurs », reprend Isabelle Janin. En 2012, 1,8 % de la surface agricole était dédiée à l’agriculture biologique, pour une quarantaine d’agriculteurs. Aujourd’hui, la surface est passée à 3,8 % pour environ 80 agriculteurs, selon les chiffres de l’Ardab. Toujours en 2012, il n’y avait que 5 maraîchers bios. Aujourd’hui, on en compte 15 sur l’arrondissement de Roanne. Sur la place du Marché, ils sont une dizaine tous les vendredis matin, à vendre leurs produits bios comme des petits pains.

Pain, viande, fromage, légumes... 

Justement, du pain bio, il y en a, entre autres. Tout comme de la viande, du fromage, du lait, des légumes, des plantes aromatiques, de la charcuterie ou des huiles végétales. Parmi ces agriculteurs locaux, certains ont reconverti leur ferme en bio, ou sont en phase de reconversion. « Par convictions », disent-ils.


Environ 80 producteurs qui souhaitent convertir leur exploitation en bio

Un cheval de bataille de Vivre Bio en Roannais : « Entre le Rhône et la Loire, environ 80 producteurs sont en diagnostic avec la chambre d’Agriculture pour convertir leur exploitation en bio. Le Roannais est un territoire d’élevage, et les producteurs, qu’ils soient de côte roannaise, de viande, de lait ou maraîchers, sont prêts à se convertir. »


Des freins à l’installation de jeunes agriculteurs bio subsistent néanmoins. « Malgré la présence du lycée agricole Chervé ou de la MFR (Maison familiale rurale, N.D.L.R.) dans le Roannais, la formation en bio n’est pas assez poussée à mon sens. Et puis, évidemment, le foncier n’incite pas les jeunes à s’installer. »

Jérôme Delaby.

La conversion en bio, « une question de volonté »

23/06/2016
Sébastien Chaize a démarré sa conversion bio il y a un peu plus d’un an. Photo J.D.
« Quand je me suis installé, en 1997, il ne fallait pas me parler de bio ! » Sébastien Chaize a bien changé en vingt ans. Après ses études au lycée agricole Chervé à Perreux, l’agriculteur originaire de Parigny s’installe à Sail-les-Bains où il devient producteur de fromage de chèvres. Il possède 350 bêtes aujourd’hui. « On vend 10 % de nos fromages sur le marché de Roanne, 30 % à des affineurs Charolais AOP, et 60 % à des crémiers. Sur toute la France et un peu à l’étranger. Mais pas de grandes surfaces », insiste-t-il. Toute la transformation se fait dans sa ferme, Le Colombier.

« Ce qui a changé, c’est ma vision des choses »

Le déclic va se faire après un grave accident de la route survenu en 2006. Immobilisé pendant deux ans, Sébastien cogite : « J’ai eu le temps de réfléchir à ma vie personnelle et professionnelle. Ce qui a changé, c’est ma vision des choses. » Quelques années plus tard, après avoir établi un diagnostic avec la chambre d’Agriculture et l’Ardab, soutenu par sa femme Nathalie, il se lance dans l’aventure biologique. « Je me suis rendu compte que les produits et les engrais que j’utilisais n’apportaient finalement pas grand-chose. On se rapprochait du bio depuis plusieurs années. Ça s’est fait par étapes. On s’est dit c’est le moment. » Depuis un an et demi, les bêtes sont nourries en herbe et céréales bio. En plus de ses 40 hectares de terrains en conversion, Sébastien a récupéré il y a peu 40 hectares supplémentaires déjà convertis bio. Une aubaine. Ses porcs gascons, qu’il transforme sur place en charcuterie, devraient obtenir le label sans soucis d’ici un an. « Potentiellement, il faut deux ans pour passer en bio. » Reste à convertir ses fromages. « C’est plus compliqué pour les chèvres car le cahier des charges est très précis, notamment pour les pâturages. On verra d’ici novembre ou décembre s’il est possible de les faire convertir. »

« J’ai voulu sortir du rang traditionnel »

Heureux dans cette transition, Sébastien ne regrette pas son choix, malgré les difficultés : « J’ai voulu sortir du rang traditionnel. Ici, ce n’est pas très bien vu. On ne parlait pas du bio en formation ou entre professionnels, par rapport à aujourd’hui. » Ce sont ses convictions personnelles qui l’ont poussé à franchir le pas : « Je fais ça pour moi avant tout. Je n’ai pas eu à augmenter mes prix, mais économiquement, on n’a pas le droit à l’erreur. »

Pour Sébastien Chaize, déterminé à aller au bout de sa conversion, le passage au bio, « c’est une question de volonté ».

J.D.

Sensibiliser au bio

23/06/2016
Isabelle Janin et Samantha Le Floch, co-présidentes de Vivre Bio en Roannais. Photo J. D.

Le bio accessible pour tous

« Le bio, ce n’est pas que pour les bobos ! » En reprenant cette phrase prononcée par le Président de la République lors de l’inauguration des nouvelles Halles du marché de Rungis, en mai dernier, Isabelle Janin espère bousculer les habitudes alimentaires des personnes en condition de précarité : « Les aliments à bas prix sont très mauvais pour la santé. Ce sont souvent les personnes en difficulté budgétaire qui les consomment. On aimerait que ces gens s’approprient une autre alimentation. »

Vivre Bio en Roannais mène des actions de sensibilisation et d’apprentissage autour de l’agriculture biologique avec les CCAS (centre communal d’action sociale) et les MJC (Maison des jeunes et de la culture). « Il y a de nombreux projets de recherche sur la qualité alimentaire dans le Roannais. » Samantha Le Floch a, elle aussi, quelques pistes de valorisation : « Nous avions travaillé dur pour essayer d’intégrer le bio dans la restauration collective. Nous avions un petit peu relâché l’idée ces dernières années. Il faudrait inciter à redévelopper le projet. Ainsi, nous pourrions redistribuer du bio au niveau local. »
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PRATIQUE Les principaux commerces bio à Roanne : La P’tite Maison du Bio ; La Vie en Herbes ; Nature et Vie. À Mably et au Coteau : La Vie Claire. À Renaison : Pré d’Ici.
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Permaculture bio : « une autre façon de produire »

23/06/2016

Corine Duperron, agricultrice à Belmont de la Loire  Photo Stéphane Domur
Corinne Duperron, agricultrice spécialisée dans les volailles à Belmont-de-la-Loire, est rattachée à l’association Vivre bio en Roannais et la Maison de la Semence de la Loire. Elle utilise dans sa ferme des semences anciennes potagères pour sa propre consommation. Depuis janvier, elle encadre des ateliers de plantation au sein des jardins partagés, notamment celui initié par le centre social Marceau, “Aux Trois Cabanes”, dans le quartier Mulsant à Roanne. « L’idée est de tendre vers un jardin sans labour, bio et respectueux de l’environnement. L’objectif second est de produire collectivement des semences en protégeant la biodiversité et ainsi accéder à une autonomie alimentaire en retrouvant la diversité de goût et de vraies qualités nutritives. Ce jardin est né de la volonté de créer un collectif d’habitants-jardiniers soucieux de partager et d’échanger leurs connaissances de façon conviviale, citoyenne et dans un esprit écoresponsable. Je leur apporte quelques clés pour que ce jardin colle au mieux à l’esprit permaculturel, en les sensibilisant sur l’importance du choix de la semence et sur d’autres façons de produire ses propres légumes et fruits de saison. Je m’appuie sur la grainothèque située au local “Entrepote”, rue de Clermont. J’apprends le choix des graines, d’autres façons de produire ses propres légumes et fruits de saison. L’objectif final étant l’autonomie totale de ces jardins entretenus par les habitants. »

La permaculture est une démarche qui prend peu à peu sa place dans le paysage agricole français, par les amateurs comme les professionnels. Le principe s’inspire de l’écologie naturelle, pour garantir une agriculture prenant en considération la biodiversité de chaque écosystème. Elle ambitionne une production agricole durable et très économe en énergie.

Stéphane Domur.

18 juin 2016

Graine de communicants à l’IUT de Roanne

Samedi 18 juin 2016
Vivre Bio en Roannais (Bernard Crouzier, Irène Jonard, Colette Roussel) et les étudiants, (Leny, Yasmina, Lucas, Mathilde et Cassandra). © GREGOIRE Philippe
La 12e cérémonie des Spots d'or de l'IUT de Roanne a consacré les étudiants de 1ère année techniques et commercialisation. Vivre bio en roannais a fait un carton.

« La particularité de l'IUT est d'entretenir un lien étroit avec le monde économique, associatif et institutionnel », a déclaré le directeur de l'IUT de Roanne, Nabih Nejjar, en ouverture de la cérémonie. Jeudi dernier, au cinéma du Grand Palais, les 106 étudiants ont montré leurs plans de communication sur les trois supports imposés : affiche, vidéo et audio.

Le jury, les partenaires, les étudiants et les commanditaires (16 au total) ont applaudi les projections des travaux avant de connaître le verdict final. L'association Vivre bio en roannais a été placée en tête de liste grâce à l'équipe des cinq étudiants qui ont travaillé toute l'année. En raflant les prix du meilleur slogan (« C'est quand on est jeune, qu'on est bio »), de la meilleure affiche, de la meilleure vidéo, du meilleur plan de communication et de la meilleure actrice (Mathilde Jeandaine), l'association Vivre bio en Roannais s'est réjouie d'avoir fait confiance à cette équipe. « Et dire que nous avons rencontré Mathilde dans un covoiturage en provenance de Paris, s'est souvenu Colette Roussel, secrétaire de l'association, et que nous avons été conviés à la première réunion au Mac Do… Pour nous, les spécialistes du bio, cela avait mal démarré ! Notre commande a été orientée vers l'humour et le résultat est très sympa ». Un rap sur les produits bio a été proposé par l'équipe, il fallait oser. « C'est parti d'une blague de Mathilde qui a improvisé un petit rap », a expliqué Lucas. Le tour était joué et bien joué.

è Palmarès. Les autres lauréats de la soirée : Coup de C'ur Ophélie et Catherine (attribué par l'équipe pédagogique de l'IUT de Roanne) : Les chapeaux Traclet. Meilleur concept : Achetez en roannais. Meilleur spot radio : Achetez en roannais. Meilleur acteur : Baptiste Sanchou. Prix du public : Couleurs sports et montagne